Interview avec le Doyen de la Faculté Polydisciplinaire d'El-Jadida

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«Nous avons une demande exceptionnelle pour les licences professionnelles»

Par Mohamed RAMDANI   (mercredi 10 Avril 2013)

Chafik Doyen FPJ 1Les ÉCO : Quelle est l’offre de formation proposée par la faculté polydisciplinaire d’El Jadida et quelle est votre politique dans le choix des cursus de formation ?
Abdelaziz Chafik : Depuis son démarrage, la Faculté polydisciplinaire d’El Jadida (FPJ) s’est fixée comme stratégie de concentrer son offre de formation sur des licences professionnelles, cadrées par rapport aux stratégies sectorielles du développement économique national et notamment le plan émergence et les métiers mondiaux du Maroc ainsi que le développement du tourisme à l’horizon 2020, la stratégie de développement de la compétitivité logistique ou encore le plan Maroc vert. Ainsi, nous avons commencé par une filière fondamentale en «Sciences économiques et gestion», puis au fur et à mesure, nous avons mis en place 8 licences professionnelles et 4 masters spécialisés, dispensés en formation initiale et continue. Ces filières connaissent une forte attractivité et drainent une demande exprimée par des candidatures représentant l’ensemble du territoire national. Actuellement et après 8 ans d’existence, nous avons à peu près 1.300 étudiants dont 1.000 environ sont en formation initiale et 300 en formation continue. Nous avons constitué une équipe pédagogique d’une quinzaine d’enseignants universitaires permanents et nous collaborons avec une vingtaine de professionnels et de vacataires du milieu socioéconomique. De plus, nous avons également entre 20 à 25 experts internationaux qui proviennent de diverses universités françaises et belges.

Quelle est l'appréciation de l’attractivité de cette offre de formation ?
La Faculté polydisciplinaire d’El Jadida a connu une rentrée universitaire 2012-2013 marquée par une demande exceptionnelle sur les licences professionnelles et les masters spécialisés. Ainsi, pour un nombre d’étudiants d’environ 360 retenus, plus de 3.500 demandes ont été soumises à l’étude, soit un taux de sélectivité de 1 pour 10 environ. Ces demandes proviennent de l’ensemble du territoire national, avec la région d’El Jadida qui vient en premier lieu, avec un taux de 26%, suivie de la région de Casablanca avec 16% de demandes, Marrakech-Agadir avec 13%, Fès-Meknès 14%, Oujda-Taza 8%, Rabat-Salé-Kénitra 7%, Tanger 4%, Laâyoune avec 2%. Le succès de ces cursus réside dans le fait qu’il s’agit de formations professionnelles, cadrées par rapport aux stratégies sectorielles du développement économique national et répondant, en conséquence, aux besoins exprimés par le marché de l’emploi. De plus, la majorité de ces filières sont dispensées en double diplômation avec des universités françaises (Clermont Ferrand et Montpellier) et belges (Bruxelles et Mons). Cela se traduit par un co-encadrement de ces cursus par des experts et académiciens marocains et étrangers et permet d’augmenter la valeur ajoutée des produits de formation, ainsi que l’employabilité des lauréats.

Comment se décline votre stratégie en matière de formation professionnelle ?
Le fait d’avoir opté pour des formations professionnelles comme choix stratégique en termes de politique de formation, nous ramène automatiquement à la nécessité d’établir une collaboration intense et durable avec le milieu professionnel. En effet, les formations professionnelles exigent dans leur cahier des charges une implication des experts du milieu professionnel dans l’encadrement technique et pratique des apprenants à hauteur de 20 à 30% du volume horaire global de la formation. C’est donc la raison pour laquelle nous avons développé de nombreux accords de partenariat avec les entreprises locales et régionales, dans le secteur industriel, le monde des banques et des finances, les assurances ou encore le secteur touristique. Ces opérateurs socioéconomiques offrent divers stages de formation à un grand nombre de nos lauréats
Peut-on avoir une idée sur le taux d’insertion des lauréats de la FPJ ? 
L’analyse des statistiques relatives aux taux d’insertion estimés sur les promotions précédentes confirme un bon constat. Ainsi, la performance moyenne a été évaluée à 85%. Ce qui signifie que seul 15% des diplômés sont en quête d’un emploi. En outre, la répartition des taux d’insertion par type d’organisme (public/privé) a montré que 75% des lauréats intégrés sur le marché de l’emploi exercent dans des établissements privés. De plus, la répartition des taux d’insertion suivant les secteurs d’activité montre que le secteur des banques et des assurances constitue le premier employeur avec un taux de 35% des lauréats engagés, suivi par les multinationales opérant dans le domaine commercial, qui totalisent 25% des recrutements puis 20% répartis entre les finances publiques et l’enseignement. Le tourisme détient un taux de 12% alors que le secteur de l’offshoring enregistre un taux de 8%.
 
L’université marocaine est exposée à un grand défi de massification, quel est son impact sur la FPJ ?
Effectivement, ce phénomène d’accroissement massif du nombre des nouveaux bacheliers impose une nouvelle dynamique d’accompagnement dans toutes les universités marocaines. Pour la faculté polydisciplinaire, le nombre total d’étudiants en première année a atteint, lors de cette rentrée universitaire 2012-2013, 700 étudiants dont plus de 400 sont de nouveaux inscrits, soit un accroissement de 18% par rapport à l’année précédente. De plus, cette tendance haussière est appelée à se maintenir pour les quatre années à venir, ce qui rend urgent l’achèvement de la construction des bâtiments propres à la faculté polydisciplinaire pour la rentrée universitaire prochaine, afin d’accompagner cette demande croissante.
Ce projet de nouveau campus a connu du retard, où en êtes-vous actuellement ?
Effectivement, par rapport au planning initial, il y a eu un peu de retard dans l’avancement des travaux, mais nous sommes actuellement dans les phases finales et la livraison de nouveaux bâtiments est prévue en juin 2013. Avec un coût global estimé à environ 47 MDH, ce nouvel édifice permettra d’augmenter la capacité d’accueil à près de 1.600 étudiants. De plus, de nouvelles ressources humaines académiques et administratives sont prévues dans le cadre du plan quadriennal liant l’Université Chouaïb Doukkali au ministère de tutelle, ce qui permettra d’accompagner les augmentations attendues des effectifs des nouveaux inscrits.
En quoi consiste votre politique de développement de la recherche scientifique au sein de la FPJ ?
En harmonie avec le projet de structuration de la recherche scientifique adopté à l’échelle de notre université et en tenant compte des spécificités qui caractérisent nos équipes en matière de compétences humaines et de thématiques de recherche, qui s’intègrent dans l’environnement socio-économique de la région Abda-Doukkala, nous avons accrédité un premier laboratoire de recherche autour de l’axe thématique de recherche intitulé «Économie et management de l’immatériel et du territoire». Les sujets de recherche qui seront principalement développés au sein de ce laboratoire concernent l’économie de la connaissance, les investissements immatériels, le développement local, le développement humain, le management de la compétitivité de l’entreprise et la gestion des risques. Par ailleurs, la faculté polydisciplinaire a organisé plusieurs colloques internationaux en collaboration avec des partenaires internationaux, tels que la Haute école Francisco Ferrer de l’Université libre de Bruxelles en Belgique, L’IUP de l’université d’Auvergne à Clermont Ferrand en France, l’Université de Mons en Belgique, l’Association internationale du développement du Business africain. Ces colloques ont porté sur des thématiques stratégiques telles que la promotion de l’entrepreneuriat, le développement de la compétitivité logistique, la finance au service du développement économique, les défis du développement de l’économie africaine ou la promotion à l’export des produits des coopératives marocaines.

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