Faculté polydisciplinaire d’El Jadida Ici, les lauréats ne chôment presque pas

 Competences et RH

Faculté polydisciplinaire d’El Jadida
Ici, les lauréats ne chôment presque pas

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Par Nabil TAOUFIK | Edition N°:4779 Le 24/05/2016

  • Taux d’insertion dépassant les 80%
  • Sensibilisation à longueur d’année sur l’auto-entrepreneuriat

faculte el jadida red

Une faculté au milieu de la forêt, un bâtiment au design moderniste digne d’un siège de multinationale et la mer à quelques pas... bienvenue à la faculté polydisciplinaire d’El Jadida. Ce jour-là, mardi 10 mai, il pleuvait des cordes. Ce qui n’empêchait pas les étudiants d’être présents, à l’heure et en nombre. La motivation est visiblement quelque chose que l’on met en pratique ici. Spécialisée dans les formations en management et coaching, la faculté semble avoir réussi à agir sur les comportements de ses premiers usagers que sont les étudiants. Changer les mentalités et agir sur les comportements est en effet un des axes de travail prioritaires du doyen Abdelaziz Chafik. Rencontré au lendemain d’une journée consacrée à l’employabilité des jeunes, ce dernier affirme sans

détour que l’objectif de cet évènement est de créer «le divorce dans les mentalités des lauréats avec l’obligation de travailler dans la fonction publique». Et, mieux, «les inciter à créer leur propre entreprise». Cette journée n’est qu’une étape dans une série d’évènements, de rencontres, de missions, de stages... s’inscrivant tous dans la même lignée. Pour quel résultat? «Nous n’avons pas les statistiques des lauréats devenus entrepreneurs. Nous avons en revanche des données détaillées sur leur insertion professionnelle en tant que salariés», explique Chafik. Statisticien et agronome de formation, ce dernier a réussi à mettre en place une cellule de suivi des diplômés que l’on ne risque de croiser que dans les grandes écoles de commerce. Cela tombe bien d’autant plus que les chiffres, du moins officiels, réconfortent le doyen dans ses choix. On estime ainsi à 82% le taux d’insertion des diplômés contre seulement 18% encore en processus de recherche. Un chiffre qui donne le tournis lorsque l’on sait que le taux de chômage national parmi les diplômés supérieurs dépasse les 30%. Plus de 75% des lauréats insérés le sont dans le privé.

 Décidément, le divorce avec la fonction publique est consommé. Et 61% rejoignent soit le secteur de la bancassurance, soit des multinationales opérant dans le secteur commercial. Ce qui fait de la faculté polydisciplinaire d’El Jadida une petite Paris Dauphine aux portes de Casa Finance City, première place financière d’Afrique. Le tertiaire, vocation première de l’établissement, occupe en tout cas, et naturellement, plus de 80% des insertions professionnelles des lauréats de la faculté. L’équation de l’adéquation entre formation et emploi est visiblement résolue. Mais il reste encore au moins deux axes d’amélioration. Le premier est relatif à l’ajustement constant et sans relâche des études à la demande du monde professionnel. «La globalisation fait qu’aucune position n’est définitivement acquise. C’est encore plus valable pour le marché de l’emploi. Ce dernier étant en perpétuelle évolution, il faut en permanence ajuster l’offre de formation», met en garde Chafik. Le deuxième axe concerne l’entrepreneuriat et l’auto-emploi. A ce niveau, la bataille est loin d’être gagnée. En effet, quand bien même on arriverait à convaincre les jeunes diplômés du bien-fondé de la démarche, il reste tout un écosystème à changer pour s’inscrire dans une nouvelle culture business basée sur l’innovation et la prise de risque. «Certes, à elle seule, la faculté ne peut pas faire de miracle dans ce domaine. Et la graine entrepreneuriale est quelque chose qu’on doit semer très tôt, lors du cycle collège, voire du primaire», concède le doyen. Mais ce n’est aucunement une raison pour aller jusqu’au bout de ses promesses «électorales». Oui, car pour être doyen, il faut arriver avec un projet, le défendre et s’engager à le mettre en place. Après deux mandats à la tête de la faculté polydisciplinaire d’El Jadida, Chafik s’apprête à remettre son tablier en 2017. Après autant d’engagement et d’énergie, s’arrêter en si bon chemin est pour le moins une punition. Quelle vie après celle de doyen? Président d’université ou retour parmi les enseignants, ce sont là deux options de définies. Quid de la création d’une entreprise?

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