Entretien de Mr Chafik Abdelaziz Doyen de FPJ

Competences et RH

Faculté polydisciplinaire d’El Jadida:

Adapter la formation à l’emploi n’est plus un choix

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Par Nabil TAOUFIK | Edition N°:4779 Le 24/05/2016

-L’Economiste: Comment rendre les jeunes plus convaincus de l’entrepreneuriat?

abdelaziz chafik red- Abdelaziz Chafik: Je pense que l’idée d’être son propre patron arrive en priorité dans l’esprit des jeunes diplômés lorsqu’ils sont au moment de définir une orientation à leur carrière. Cela dit, il ne suffit pas d’avoir l’idée pour devenir entrepreneur. C’est tout un apprentissage qui doit commencer très tôt. Cela commence déjà au niveau de la manière dont l’élève reçoit le savoir. En fait, il ne devrait plus le recevoir passivement, comme cela est le cas aujourd’hui, mais le construire activement. Ainsi, il est en train de devenir auto-entrepreneur de sa propre formation. Ensuite, il est clair qu’il faut passer un maximum de temps en entreprise et à un âge assez précoce. Au niveau de l’université, nous avons noué plusieurs partenariats avec le monde professionnel dont notamment celui passé avec l’association Injaz par le biais duquel, chaque année, une centaine d’étudiants sont parrainés par des dirigeants et préparés à la vie professionnelle.

 

-D’après vous, l’implication des professionnels doit s’étendre davantage en amont..

- En effet. Pour résoudre l’équation formation-emploi, il faut que le recruteur final soit ingénieur ou partie prenante dans l’élaboration et la confection des cursus enseignés. Ce n’est qu’à travers un travail main dans la main avec le corps académique et administratif que l’on pourrait éviter de se retrouver avec des programmes qui n’ont aucune demande en face.

- L’université publique est aujourd’hui challengée par le privé. Pensez-vous que son ère est révolue?

- Au contraire, je pense que c’est le public qui doit continuer à assurer l’essentiel de la formation des cadres dans le pays. D’ailleurs, les remontées terrain font écho de quelques dérapages dans le privé ayant comme source un penchant naturel à la productivité et au gain financier. Ce qui ne veut pas dire que l’université publique est irréprochable. Là encore, le constat est largement fait d’une faible productivité et d’un non-respect assez récurrent des volumes horaires. Au final, public et privé doivent prendre conscience aujourd’hui de la nécessité d’œuvrer de concert pour accompagner l’ambition de développement du pays comme définie par les discours royaux et les programmes sectoriels du gouvernement. A défaut, l’on risque de voir les opportunités d’investissement et d’emploi partir ailleurs.

Propos recueillis par Nabil TAOUFIK

 

 

 

 

Mot du Doyen

Photo doyen 2014La Faculté Polydisciplinaire El Jadida qui relève de l’Université Chouaïb Doukkali est un établissement jeune, dynamique et tourné vers l’avenir.

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